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Brazil: Meet Joao Maia, a photographer “who shoots what he can’t see”

Imagem de João Maia de Costas tirando foto do Smartphone da escultura Rio2016

 

A visually impaired photographer Joao Maia, has made a name covering the ongoing paralympics. Maia lost his sight 12 years ago after suffering from an eye infection.

He later learnt how to use a cane and braille before developing an interest in photography.

From a traditional camera, he now uses the latest generation smartphone with excellent focusing options.

“I think that the photo allows me show people that I exist. I record what I see in my own way. People see my photos and say they are good. You have succeeded in capturing something that I would not have succeeded in doing,” Joao Maia said.

Joao has good hearing skills which allow him to trigger his camera at the right time. When he is close enough, he feels the heartbeats and steps of the runners and then proceeds to take the picture.

“Despite his visibility difficulties, he immortalizes sports moments of great events difficult to be captured by those who see. And Joao captures it in an unbelievable natural manner as if the photo was in him,” Ricardo Rojas, who works closely with him said.

Joao Maia says his next challenge is to learn English which will enable him cover other important events out of Brazil.

 

 

Fonte: Africa News

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Paralympics 2016: The blind photographer taking remarkable photos from Rio

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A visually impaired Brazilian photographer has been praised for his ability to take beautiful shots of athletes while covering the Rio Paralympics, in spite of his disability.

Joao Maia, 41, a former postman from Sao Paulo, lost his sight at the age of 28 due to an infection and was left unable to see anything more than vague shapes and colours.

He developed a keen interest in photography while learning to use his cane, and now takes photos of a similar standard to those captured by a sighted professional.

Last week, Mr Maia joined sports photographers on the tribune at the Engenhao Olympic stadium to cover Paralympics events, having practiced his craft during warm-up events over the past year.

The photographer quickly found track races too difficult to photograph, due to the “noicse and distances” associated with the events.

“When I am close enough I feel the runners’ heartbeats, their steps, then I’m ready to take the picture,” Mr Maia told AFP.

“Photography is about sensitivity. I think it’s marvellous to be able to show how I perceive the world, how I see it, sense it.

“You don’t need to see to take photographs. My eyes are in my heart.”

Using a smartphone with a powerful camera as opposed to a traditional camera, Mr Maia uses sound as a reference for when to take a particular shot and says he favours the long jump for its close-up drama.

“It’s not just action I want to capture but intimacy,” he added.

A particular shot of French long jumper Marie-Amelie Le Fur setting a new world record in the pit at this summer’s Games has attracted praise from Mr Maia’s fellow photographers.

He is helped in his efforts by two men he calls his “borrowed eyes”, Leonard Eroico and Ricardo Rojas, who run a smartphone photography initiative.

Mr Maia confirmed he intends to make progress in his craft and hopes to cover the Paralympics in Japan in 2020.

 

 

 

Fonte: The independent

Joao Maia, le photographe aveugle des Jeux Paralympiques de Rio

Seis atletas usando óculos escuros e capacete, movimenta uma cadeira de rodas numa pista

JEUX PARALYMPIQUES -A l’égal d’un reporter professionnel, Joao Maia prend sur le vif de superbes photos des Jeux Paralympiques de Rio de Janeiro. Sauf que lui est aveugle. Portrait.

Je n’ai pas besoin de voir pour prendre des photos, j’ai les yeux du coeur“, assure Joao Maia. A le voir à l’oeuvre au Stade Olympique de Rio, on pourrait se demander s’il est vraiment aveugle, ou si effectivement l’essentiel est invisible pour les yeux, comme l’écrivait Saint-Exupery dans le Petit Prince.

Ce vendredi, il suit à travers son objectif le saut en longueur qui offrira à la Française Marie-Amélie Le Fur la médaille d’or et le record du monde. L’arc décrit dans les airs par l’athlète, l’expression de son visage au moment où elle retombe, les grains de sable giclant sous l’impact: les images sont saisissantes.

Joao a 41 ans et vit aujourd’hui d’une pension d’invalidité. Il était postier à São Paulo quand il a contracté, à 28 ans, une inflammation de l’uvée. En un an la lumière s’est éteinte. Même si, de très près, il perçoit encore certaines formes et couleurs.

Armé de son smartphone, il se fie au bruit

Il a alors appris à se déplacer avec une canne, a suivi quelques cours de braille. Mais surtout, il s’est mis à rêver de photographie. “La photographie, c’est la sensibilité. Je trouve ça merveilleux de pouvoir montrer le monde comme je le ‘vois’, comme je le sens“. L’appareil dans une main, la canne dans l’autre, il gravit les escaliers de la tribune des photographes et prend position.

C’est le premier événement sportif de cette envergure qu’il couvre. Auparavant, il n’avait suivi que des épreuves-test en vue des JO, des compétitions locales, avec un public très réduit. Parfait pour lui qui travaille surtout à l’oreille. Sauf qu’aujourd’hui, c’est différent.

Il tente d’abord de photographier les courses de sprint. Mais la ligne de départ était très loin. “Quand je suis près, je perçois jusqu’aux battements de coeur des athlètes, leurs pas, battements de mains, et je suis prêt à déclencher”, explique-t-il. Mais “entre le bruit du public et la distance, ce n’est pas facile“.

Joao a débuté avec un appareil automatique traditionnel. Aujourd’hui, il utilise un téléphone cellulaire de dernière génération, qui l’avertit quand la lumière est bonne, la photo nette. Il est accompagné par Ricardo Rojas et Leonardo Eroico, deux animateurs du projet “Superaçao-2016 (Dépassement-2016), auquel participe un autre photographe handicapé, en fauteuil roulant. Rojas est le fondateur de Mobgrafia, un mouvement culturel consacré à l’art visuel avec smartphone.

Une carrière d’athlète manquée

Sans ces deux accompagnateurs, “je ne pourrais rien faire“, explique Joao, dont le compte Instagram (@joaomaiafotografo) est suivi par 1.800 personnes. “Ils m’aident pour l’édition des photos que je ne peux pas faire, ils postent les images sur les réseaux sociaux. Ils sont mes yeux“.

Pas très satisfait de ses premières prises de vue sur le 100 m, Joao se rabat sur le saut en longueur. Le bac à sable où atterrissent les athlètes est tout proche. “Ici c’est bien. Ils sont en train de ratisser le sable, n’est-ce pas? Je l’entends parfaitement. Le zoom est bien réglé? Montre-moi où est la planche de saut… OK… avertis-moi quand il saute pour que je sois prêt“, demande-t-il à l’un de ses anges gardiens.

Fermement appuyé contre un muret, il commence à mitrailler des images dignes de couvertures de magazines sportifs. On y voit par exemple la Française Le Fur célébrant sa victoire, enroulée dans un drapeau français dont ne ressort que sa prothèse, la Néerlandaise Marlene van Gansewinkel assise en train de bavarder avec la Britannique Stef Reid, en attendant la fin de l’épreuve.”Il ne s’agit pas simplement des saisir l’action, ces photos montrent la part d’intimité“, explique-t-il.

Joao pense qu’il est le seul photographe aveugle spécialisé en sport Il connaît bien le monde de l’athlétisme car il a lui-même tenté de se lancer dans une carrière d’athlète paralympique. “Je n’ai pas pu intégrer l’équipe, le niveau est trop élevé. Mais le sport est tout pour moi et aujourd’hui, je le suis avec mon appareil“, se console-t-il.

Le prochain défi ? “Apprendre l’anglais. Nous allons à Tokyo, au moins en rêve“…

O brasileiro Flavio Reitz nos saltando Jogos Paraolímpicos Rio 2016

 

 

Fonte: Eurosport