imagem dividida do lado esquerdo imagem de João Maia de suéter amarelo ao lado da repórter da globo sorrindo, entre eles uma filmadora profissional. Imagem da esquerda João Maia sentado de costas para um painel azul olhando no visor da câmera profissional com uma lente fixa de 300 mm da série branca da Canon . João usa camiseta verde e colete de imprensa marrom.

Duas imagem lado a lado. A do lado direito João Maia trabalhando no Rio2016  sentado de costas para um painel azul olhando no visor da câmera profissional com uma lente fixa de 300 mm da série branca da Canon . João usa camiseta verde e colete de imprensa marrom. A do lado esquerdo a imagem do João Maia e Janeth , prefeita da vila dos atletas. João veste camiseta polo vermelho claro com o colete de fotografo marrom e a credencial de imprensa pendurada no pescoço, está ao lado esquerdo de Janeth que veste uma camiseta da cor azul esverdeado , também com a credencial pendurado no pescoço. Ambos têm cor de pelo escura , cabelos negros , estão sorrindo e de frete para a foto.

« Je n’ai pas besoin de voir pour prendre des photos, j’ai les yeux du cœur », assure le photographe brésilien Joao Maia. À le voir à l’œuvre au Stade olympique de Rio, on pourrait se demander s’il est vraiment aveugle, ou si effectivement « l’essentiel est invisible pour les yeux », comme l’écrivait Saint-Exupéry dans le Petit Prince. Ce vendredi 9 septembre 2016, il suit à travers son objectif le saut en longueur qui offrira à la Française Marie-Amélie Le Fur la médaille d’or et le record du monde. L’arc décrit dans les airs par l’athlète, l’expression de son visage au moment où elle retombe, les grains de sable giclant sous l’impact : ses images sont saisissantes (les voir sur son compte Instagtram en lien ci-dessous).

Faire part de sa sensibilité

Joao a 41 ans et vit aujourd’hui d’une pension d’invalidité. Il était postier à São Paulo lorsqu’il a contracté, à 28 ans, une inflammation de l’uvée. En un an, la lumière s’est éteinte. Même si, de très près, il perçoit encore certaines formes et couleurs. Il apprend à se déplacer avec une canne, suit quelques cours de braille. Surtout, il se met à rêver de photographie. « La photographie, c’est la sensibilité, estime-t-il. Je trouve ça merveilleux de pouvoir montrer le monde comme je le « vois », comme je le sens ». L’appareil dans une main, la canne dans l’autre, il gravit les escaliers de la tribune des photographes et prend position. C’est la première fois qu’il couvre un événement sportif de cette envergure.

Tout à l’oreille

Auparavant, il n’avait suivi que des épreuves-test en vue des Jeux olympiques, des compétitions locales avec un public très réduit. Un contexte parfait pour lui qui travaille surtout à l’oreille. Aujourd’hui, c’est différent. Joao tente de photographier les courses de sprint, mais la ligne de départ est très loin. « Quand je suis près, je perçois jusqu’aux battements de cœur des athlètes, leurs pas, leurs battements de mains, et je suis prêt à déclencher, explique-t-il. Mais entre le bruit du public et la distance, ce n’est pas facile. »

Avec deux anges gardiens

Joao a débuté avec un appareil automatique traditionnel. Aujourd’hui, il utilise un téléphone cellulaire de dernière génération, qui l’avertit quand la lumière est bonne et la photo nette. Il est accompagné par Ricardo Rojas et Leonardo Eroico, deux animateurs du projet « Superaçao-2016 » (Dépassement-2016), auquel participe un autre photographe handicapé, en fauteuil roulant. Rojas est le fondateur de Mobgrafia, un mouvement culturel consacré à l’art visuel avec smartphone. « Sans ces deux accompagnateurs je ne pourrais rien faire, confie l’artiste dont le compte Instagram (voir lien ci-dessous) est suivi par plus de 7000 personnes. Ils m’aident pour l’édition des photos que je ne peux pas faire, ils postent les images sur les réseaux sociaux. Ils sont mes yeux ».
Pas très satisfait de ses premières prises de vue sur le 100 m, Joao se rabat sur le saut en longueur. Le bac à sable où atterrissent les athlètes est tout proche. « Ici c’est bien. Ils sont en train de ratisser le sable, n’est-ce pas ? Je l’entends parfaitement. Le zoom est bien réglé ? Montre-moi où est la planche de saut. OK. Avertis-moi quand il saute pour que je sois prêt », demande-t-il à l’un de ses anges gardiens.

La part d’intimité

Fermement appuyé contre un muret, il commence à mitrailler des images dignes de couvertures de magazines sportifs : la Française Marie-Amélie Le Fur célébrant sa victoire, enroulée dans un drapeau français dont ne ressort que sa prothèse ; la Néerlandaise Marlene van Gansewinkel assise en train de bavarder avec la Britannique Stef Reid, en attendant la fin de l’épreuve… « Il ne s’agit pas simplement des saisir l’action, ces photos montrent la part d’intimité », précise Joao. Lui connaît bien le monde de l’athlétisme, ayant tenté de se lancer dans une carrière d’athlète paralympique. « Je n’ai pas pu intégrer l’équipe, le niveau est trop élevé. Mais le sport est tout pour moi et aujourd’hui, je le suis avec mon appareil ». Le prochain défi? « Apprendre l’anglais. Nous irons à Tokyo, au moins en rêve… »

 

 

Fonte: Handcap

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